Communiqué du 27 janvier 2012
La Société Française
de Psychiatrie de
l’Enfant, de l’Adolescent et
des Disciplines Associées (SFPEADA) composée de pédopsychiatres et de
professionnels des disciplines exerçant dans les différents secteurs
de l’enfance (sanitaire et médico-social) s’oppose à la proposition de loi de Monsieur Daniel
Fasquelle visant à interdire l’accompagnement psychanalytique de la personne
autiste. Elle s’étonne sur deux points :
-Pourquoi légiférer dans un domaine qui relève du consentement
éclairé des patients et de leurs familles et de la compétence médicale du
médecin qui prescrit les soins ?
-Pourquoi ce projet de loi, alors que la
Haute Autorité de Santé
vient d’ organiser une concertation générale sur les recommandations concernant
l’autisme et les troubles envahissants du développement? La HAS est l’autorité reconnue par tous
comme compétente pour fixer les règles de bonnes pratiques.
La
SFPEADA
se réjouit que l’autisme ait été reconnu grande
cause nationale pour 2012. Elle s’associe aux espoirs des familles et des associations qui souhaitent profiter de
cette décision pour permettre une meilleure connaissance de ce trouble et de ses
conséquences, développer la recherche, et répondre au mieux et le plus
précocement possible aux besoins des personnes avec autisme. Comme eux, elle pense
que les personnes présentant ces
troubles doivent bénéficier des mêmes droits que tout enfant ou adulte,
spécialement droit à l’éducation et aux meilleurs soins en fonction des
évolutions des connaissances scientifiques.
Cependant La
SFPEADA
regretterait et ne saurait accepter que ce label soit l’occasion d’arrêter
le travail effectué par tous les
professionnels, avec et auprès des familles, ainsi que la contribution de
l’ensemble des courants théoriques à l’évolution des pratiques et des
connaissances. Ayant pris connaissance du communiqué de l’UNAPEI, elle rejoint
son souhait que soit reconnu le droit
des familles à choisir l’accompagnement qui leur parait le plus adapté à leur enfant.
Dr Marie Michèle BOURRAT, Présidente de la SFPEADA
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CARREFOURS
SFPEADA-API
vendredi 3 février 2012
Temporalité et Soins Traitements Séquentiels
Centre Hospitalier Théophile Roussel
1 rue Philippe Mithouard
78360 MONTESSON
Argument
Donner du temps eu temps
est un souci commun aux équipes de soins
pédopsychiatriques qui travaillent avec l'avenir à
l'horizon. Séparation, retrouvailles, réunion, scansion,
rythme, répétition- la séquence introduit la
notion de durée si souvent déterminante dans nos projets
de soins où l'indipensable continuité constitue un
impértif thérapeutique.
Le cadre temporel de nos interventions techniques doit être
défini et soutenu au cas par cas ( le temps de l'accueil, de
l'accompagnement, etc.) Et bien sur le temps de la théorie qui
est une nécesité pratique. Mais parler temporalité
plutôt que de temps, " c'est bien mettre l'accent sur le temps
pensé comme un processus, un temps se faisant dans la
durée" (E. LEVINAS), " un temps qui est une expérience du
mouvement et de la réponses" (J.J. BARANES). Et cette
temporalité du soins n'est pas une temporalité sociale.
Le cadre de soins constitue l'outil de travail. Par Soins
Séquentiels nous pouvons évoquer différentes
modalités de soins institutionnels et/ou ambulatoires qui
s'organisent conjointement ou se succèdent.
Ces aménagements des cadres thérapeutiques visent
à distinguer séparation psychique et distance spatiale,
la continuité du lien thérapeutique et la
différenciation des lieux de soins pouvant être
conçues comme un support pour accéder à la
délimitation d'un espace personnel " cet espace potentiel
de mentalisation" comme l'appelle J HOCHMANN.
Nous allons réfléchir aux dégagements progressifs
des différentes stratégies de soins en gardant
constamment présentes les dimensions psychopathologiques,
psychothérapeutiques et la spécificité des
pratiques relationnelles, des relations interpersonnelles et nous
interroger sur "le temps transitionnel des soignants" ainsi que sur le
temps des parents et ce qu'ils en construisent.
C'est dire aussi que l'évolution des modalités
d'indication n'est pas une conséquence des restrictions de
moyens auxquelles nous sommes soumis, mais qu'elles se
réfèrent à des modèles théoriques
qui leur donnent sens.
Programme
Inscriptions:
A.P.I
Dr Véronique CHEBAT
CMP
38 rue de la Station
95430 FRANCONVILLE
tél: (0)1 30 72 05 22
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