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Sommeil : « Le manque de sommeil engendre troubles et maladies »
Posted by: root (IP Logged)
Date: March 13, 2019 02:30PM

Mediscoop / La Croix, Libération

Denis Sergent constate dans La Croix que « pour la première fois, les Français dorment en moyenne moins de 7 heures par nuit. Un fait de société qui n’est pas sans conséquence sanitaire, à la fois organique et psychologique ».

Le Baromètre de Santé publique France 2017, publié dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, indique ainsi que « pour la première fois depuis 25 ans, date de la première étude épidémiologique sur le sujet, le temps de sommeil moyen est tombé sous les 7 heures par nuit ».

Le journaliste précise que « les 12.637 personnes de 18-75 ans qui ont été interrogées déclarent dormir 6h34 en semaine et lors des périodes de travail, et 7h12 le week-end et lors des périodes de repos. Soit, 6h45 en moyenne par nuit. Et même en comptant les siestes, le temps moyen de sommeil quotidien reste inférieur aux 7 heures minimales habituellement recommandées pour une bonne récupération (il est de 6h55) ».

Damien Léger, professeur à l’Université Paris Descartes, et François Bourdillon, directeur général de Santé publique France, rappellent que selon « de très nombreuses études épidémiologiques, dormir moins de 6 heures est associé à un risque plus élevé d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de pathologies cardiaques et d’accidents ».

Denis Sergent ajoute que « le manque de sommeil favorise aussi le surpoids ». Rachel Debs, neurologue responsable de l’unité du sommeil au CHU de Toulouse, indique ainsi que « le «court dormeur» a, sous l’influence de son cerveau, tendance à manger plus, notamment des aliments tels que des graisses, des sucres ou du sel ».

Le journaliste souligne qu’« une dette de sommeil agit également sur la régulation du sucre dans le sang (glycémie), via un mécanisme hormonal. Elle tend à induire une résistance à l’insuline, l’hormone qui régule le glucose sanguin, ce qui est un facteur de risque pour développer ensuite un diabète de type 2 ».

Denis Sergent continue : « L’insuffisance de sommeil nuit également au bon fonctionnement du système de défense immunitaire et au système cardio-vasculaire. Des études ont montré qu’elle induit une augmentation du stress oxydant (la formation de molécules qui détériorent l’ADN des cellules) et une altération de la réponse inflammatoire, deux mécanismes impliqués dans les maladies cardiovasculaires ».

« D’autres études ont aussi prouvé que le manque de sommeil était lié aux maladies coronariennes (les vaisseaux qui irriguent le muscle cardiaque), l’hypertension et l’arythmie. Des troubles qui, à leur tour, facilitent la formation de caillots sanguins qui sont à l’origine d’accident vasculaire cérébral », poursuit-il.
Eric Favereau conseille quant à lui dans Libération : « Français, allez vous coucher ». Le journaliste relaie aussi cette « étude passionnante du BEH [qui] s'alarme du fait que les Français dorment de moins en moins, en dépit du progrès de la sieste ».

Il relève notamment que « l’importance et le développement du travail de nuit sont parmi les causes de cette perte globale de sommeil. Selon le BEH, «en France, le nombre de travailleurs de nuit est passé de 3,3 millions (15% des actifs) en 1990 à 4,3 millions (16,3%) en 2013. Or, on sait que les travailleurs de nuit dorment en moyenne une heure de moins que les travailleurs de jour» ».

Le Pr Damien Léger indique ainsi que « les travailleurs de nuit ont significativement davantage de risques de maladies métaboliques, cardiovasculaires, d’accidents et, pour les femmes, de risques lors de la grossesse et de cancer du sein ».

François Bourdillon souligne pour sa part que « le déclin de sommeil est aussi lié, comme chacun peut l’observer, au surinvestissement des adultes comme des enfants dans le temps passé face à des écrans : smartphones, tablettes, ordinateurs et abondance de l’offre culturelle et de divertissement via ces outils, à toute heure de la soirée et même de la nuit, perturbent le temps dévolu au sommeil ».

Eric Favereau note toutefois qu’« il y a quelques raisons d’espérer pour rallonger nos nuits trop courtes. D’abord, la sieste se développe, et aujourd’hui plus d’un quart des adultes (27,4%) en font au moins une en semaine, d’une durée moyenne de 50 minutes, et un tiers (32,2%) en font le week-end. Et pour la petite histoire, ce sont les 18-24 ans qui font les siestes les plus longues, en moyenne 82 minutes. Autre bonne habitude prise, celle de récupérer le week-end ».
Les chercheurs indiquent que « récupérer le week-end serait un facteur limitant le risque de comorbidité associé au sommeil court ».



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